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Arrêtons le massacre des tortues de Kerkennah Kerkena

Lors d’une balade sur la plage j’ai trouvé un banc de méduses échoué…. C’est une trouvaille surprenante car les méduses étaient jadis rares sur les îles de Kerkennah. Quel lien me direz-vous avec les tortues ? Et bien comme toute matière vivante ou être vivant sur cette planète, les tortues font partie d’un écosystème. Il y a interaction entre tous les éléments ou matières qui font partie de cet écosystème. Lorsque vous touchez un élément c’est tout l’ensemble qui est affecté voire déséquilibré. Par exemple, en massacrant les tortues, il devient plus fréquent de voir des méduses échouées sur les plages, car elles constituaient un de leurs aliments.

Mobilisons nous pour la sauvegarde des tortues méditerranéennes !!!

Certaines photos de ces massacres vues sur les réseaux sociaux m’ont choqué. Au delà de la violence de ces images, la réaction d’un marchand de poissons croisé récemment m’a interloqué… Ce marchand qui sévit sur la route principale de Ouled Bou Ali avait un étalage d’une viande d’un rouge très vif. A ma question sur la nature de cette viande, il m’a répondu que c’était de la viande de tortue !! Lorsque je lui ai rétorqué que c’était illégal car les tortues sont une espère protégée, il m’a répondu : “avant oui mais maintenant qui s’en occupe ?

Massacre des tortues ?

Allons-nous rester à nous croiser les bras en assistant à ce massacre des tortues à grande échelle ? Non. Là encore j’en appelle à vos consciences et par des actes simples à vous mobiliser. Par exemple, en n’achetant pas cette viande ni les autres marchandises de ceux qui la proposent. A voir leurs clients se désintéresser de leur commerce à cause de la viande de tortue, ils arrêteront d’en proposer !! C’est le principe tout simple de l’offre et de la demande. Vous pouvez aussi soutenir les actions de défense des tortues lancées par des associations que vous trouverez sur internet ou simplement signer leurs pétitions.

Si vous avez connaissance d’associations tunisiennes en charge de la protection des tortues, n’hésitez pas à me communiquer leurs coordonnées afin que je relaie l’information sur le site Kerkenniens.com.

Ce que dit le droit tunisien

Selon la loi tunisienne, il est interdit de capturer toutes espèces de tortues marines, pour toutes tortues capturées, des sanctions pénales sont prévues avec une peine de prison de 6 mois et une amende de 800 DT (Dinars Tunisien).

Nous pouvons néanmoins ajouter qu’elles ne sont pas à notre avis suffisamment dissuasives… Il est primordial pour nous tous, de nous mobiliser pour la sauvegarde des tortues méditerranéennes !

Comments

  1. Nadi    

    Une nouvelle monstruosité de l’humain !!!

    1. Mehdi Kachouri    

      Tu as raison Nadi, donc nous devons agir pour la sauvegarde des tortues méditerranéennes et de Kerkennah !

  2. Nadi    

    Il faut agir concrètement et instaurer des plans radicaux. Les pêcheurs et vendeurs profitent de l’instabilité générale actuelle pour ne faire que ce que bon leur semble. C’est à vs, “les mangeurs de poissons” à boycotter leurs pdts et à ne plus vs fournir que chez ceux qui n’offrent pas de ce pdt là !!!!

    1. Mehdi Kachouri    

      Nadi comme j’ai pu l’écrire sur mon texte j’ai effectivement boycotté les vendeurs qui proposaient de la viande de tortues.

  3. Nadi    

    Il faut juste que cela se généralise auprès des locaux et des autres !

    1. Mehdi Kachouri    

      Tu as raison, je le fais à mon échelle…

  4. Nadi    

    Génial, si vs êtes sur place, c’est un point positif de façon à sensibiliser les locaux en ne cessant de le leur rabâcher et de le leur rabâcher !!!

  5. Samira    

    je ne compends plus ce qui arrive aux kerkenniens d habitude sages ,comprehensifs et solidaires !!! ils sont frappes par une indifference ,insouciance et inconscience jamais vues …tu leurs parles de la preservation des tortues ??? ils ne sont meme pas prets pour preserver leurs sante …que dire de celles des tortues !!!

    1. Feker    

      Oui, c’est bien cette indifférence et cette inconscience qui nous laissent perplexes quant à l’avenir de nos chères îles. . Soyons réalistes, sur des sujets de premier ordre tels que l’environnement, la pêche illégale, les conflits de terrains… les gens ne réagissent plus ! ils relèguent petit à petit tout au second plan, que dire des pauvres tortues….Je me demande si les Kerkenniens eux mêmes ne sont pas tombés dans le piège de l’attente passive face à cette révolution, va t-on récolter des fruits individuels qui feront la richesse collective ? j’en doute fort. Qu’attendons nous au juste pour agir ? que cette révolution nous donne ses fruits prêts à cueillir chacun dans son jardin ? C’est le piège national Tunisien, on attend…entre temps je ne sais pas si chacun l’a constaté, on travaille moins, par conte on s’enflamme pour la politique et chacun y va de son discours ou plutôt de son défouloir, discours, discours, rien de bien grave, on s’occupe juste en attendant…Ou va t’en avec ce laisser aller ? comment faire pour que nous comprenions définitivement que nous devons prendre en main notre destin collectif sur ce petit archipel sinon personne ne le fera pour nous. Comment faire pour que nos enfants ne nous en veulent pas de n’avoir pas agis ? Nous avons décidé à notre modeste échelle d’association de travailler avec les jeunes afin de ne pas interrompre la transmission de l’héritage des anciens et de l’esprit de solidarité et de conscience citoyenne qui les animaient. Bien conscients hélas qu’en dehors du folklore et de la belle carte postale la culture et la philosophie de vie Kerkenienne, tend à s’affaiblir de nos jours.

  6. GilesB    

    Bravo pour votre combat… les océans n’ont pas de frontières !

    1. Mehdi Kachouri    

      Bonjour Gilles,

      Merci pour votre commentaire, mon combat pour la protection des tortues de mer continue !

  7. Marie    

    Bonjour, je profite de cette page pour signaler que depuis 2013 un projet similaire visant à protéger la tortue terrestre tunisienne, la petite tortue des jardins endémique de Tunisie (à ne pas confondre avec les sous-espèces d’Afrique du nord ou d’Europe), tout aussi menacée par la collecte pour les animaux de compagnie principalement mais aussi pour la consommation alimentaire. Le projet Fakroun est géré depuis un centre de récupération et réhabilitation basé dans le parc national de Boukornine, Hammam-lif.
    n’hésitez pas à faire suivre !

    1. Mehdi Kachouri    

      Bonjour Marie,

      Merci pour ces éléments je vais faire le nécessaire pour prendre contact avec le “Projet Fakroun” Merci

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