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Nous avons le plaisir de vous présenter le premier article (je n’espère pas le dernier) de Leila Ayoub. Vous avez la vision de Leila qui vous emmène dans ses souvenirs et surtout les photographies d’elle nous permettent de partager avec vous.

Pour vous raconter la petite histoire, j’ai contacté Leila sur un réseau social quand j’ai découvert les photos qu’elle avait prises sur Kerkennah… Je suis tombé en admiration sur la façon dont elle a de nous faire passer les émotions… Je n’ai pas pu m’en empêcher de la solliciter pour que je partage avec vous sa vision de Kerkennah… Par la même occasion je l’ai invité à m’écrire un texte avec son regard de Kerkennah…. Voici le premier volet de la vision de Kerkennah texte et image signée Leila Ayoub. Bonne lecture …

Mehdi Kachouri

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[font_awesome icon="fa-eye"] Mon regard sur les îles de Kerkennah : Acte 1

Une vue imprenable s’offre à mes yeux, de la bonne musique et une pomme ; de quoi inspirer les piètres poètes. Et des poètes, il n’en manque pas à Kerkennah : poètes de la Mer, poètes de la langue, poètes des couleurs et des images, âmes passionnées, enchantées, vantant son charme, lui déclarant leur flamme, leur dévouement...

Si chacun à sa manière fleurte avec sa Nature, elle ne le rend bien qu’à ceux qui, à l’image des ancêtres, ont su l’apprivoiser, pour mériter sa bénédiction.

[font_awesome icon="fa-circle"] Une nature oublié : Kerkennah

Eux connaissaient bien ses secrets et l’art de la vivre, que les plus jeunes, ont hélas perdus.

Le ciel, la sebkah, moi et mon écho

Le ciel, la Mer, moi et mon reflet

« Sebkhah » de « Sidi Fonkhal » que les habitants de « Ramla » avaient l’habitude de traverser à pieds, sur une charette ou à dos d’âne, pour camper au bord de la Mer et y séjourner parfois plusieurs jours, dans les constructions en palme «kieb».

A la marée basse, nous prenions un plaisir à écraser les petites buttes de sable...

Les couleurs des « felouks » représentent souvent le village d’origine du pécheur.

[font_awesome icon="fa-circle"] Kerkennah et ...... La philosophie transcendantale

Des valeurs morales transcendantales, trop vite remplacées par celles matérielles, les rendant, sourds, aveugles…

Leur amour pour elle devient possessif destructeur et ils se mettent à la martyriser, tyranniser..

Car sourd est celui qui ne peut écouter son silence, aveugle est celui qui ne peut marcher à la lueur de sa lune, bouché du nez est celui qui ne peut distinguer les odeurs de ces champs et insensible est celui qui ne peut caresser de ses pieds sa terre.

Voire ce que je vois, entendre ce que j’entends, sentir ce que je sens, vivre ce que je vis ; et errer dans le temps et dans l’espace, se dissiper, s’évaporer, flotter dans cette atmosphère festive et envoutante, parfumée d’essences, « ouchak » « ded », ambre, et d’eau de Cologne « Rêve d’or ».

Contempler toutes ses personnes pétillantes de vie, dans leurs plus beaux habits tout en couleurs, joyeuses aux visages rayonnants. Ah que je regrette la vue panoramique, du ciel, depuis le toit où je ne manquais de repérer ma coquette grand-mère Hbiba, assise comme de coutume au 1er rang, avec sa jebba « ghouli », parée de ses bijoux en « lira », ses deux tresses rousses se rejoignant au bout, ses yeux soulignés au «khol », et sa bouche rougie au « swek ».

Dame kerkénienne en tenue ordinaire et tenue cérémoniale (jebba « ghouli » : en velour ), elles se font rares de nos jours

La première partie de ce récit prend fin. Nous avons délibérément divisé cet article en deux parties pour faciliter sa lecture. Pour lire la suite du regard de Leila, merci de cliquer sur le lien suivant: Vision des îles de Kerkennah. N'hésitez pas à nous laisser un message ci-dessous pour nous donner vos impressions sur cette première partie…