Kerkennah : Un équilibre délicat entre paradis et poubelle
Chaque année, les Kerkenniens se mobilisent pour une opération de nettoyage des plages. Ces actions rassemblent des personnes de tous âges, qui, venus de tout l'archipel, collectent toutes sortes de détritus: papiers, plastiques, bouteilles, couches jetables… remplissant ainsi plus de mille sacs poubelle grand format.
Le déclin des merveilles de mon enfance : Réflexions sur la modernité et la responsabilité collective
Quel est cette vie où chacun laisse derrière lui ses déchets sans se préoccuper du monde qui l'entoure et sans respect pour ceux qui y vivent. Je me souviens des découvertes de mon enfance. Les bouteilles plastiques n'existaient pas à Kerkennah, mais nous en trouvions, parfois, rejetées sur la plage par la mer, venues d'autres continents. Nous les nettoyions soigneusement et les réutilisions. Les bouteilles de verre nous servaient pour la pêche de petits poissons.
Kerkennah : Entre Poubelle et Paradis - Le Paradoxe Environnemental
Les déchets étaient alors des découvertes rares qui faisaient la joie de mes jeux d'enfant. Aujourd'hui, la plage de mon enfance, laissée à l'abandon entre deux moments de présence, devient rapidement une véritable décharge. Est ce cela la découverte de la modernité? Chacun jette sans se préoccuper d'où il le fait, attendant de la "baladia" (la municipalité) qu'elle prenne en charge le nettoyage des îles. Mais, si chacun nettoyait devant chez lui, sans attendre de son voisin que ce soit lui qui le fasse, ou sans éternellement penser qu'il n'est pas concerné par l'espace qui n'est pas entre ses quatre murs, Kerkennah retrouverait toute sa splendeur. Et si, tout simplement, chacun évitait de laisser ses déchets sous lui, nous n'aurions même plus besoin de ramasser tous ces détritus qui défigurent notre archipel.
Respectons le don de Dieu à Kerkennah !
Comme le dit le principe, "النظافة من الايمان و الوسخ من الشيطان" "el nadhafa mina el imèn ou el wasakhou mina el chaytan" (la propreté nous vient de Dieu, mais la saleté nous vient du Diable). Nous avons été éduqués dans le respect de la propreté du corps et de l'âme. Comment, alors, pouvons-nous accepter une telle évolution de notre environnement et, pire encore, y participer ? Comment pouvons-nous rester propres alors que nous vivons dans une décharge ? Il est du devoir de chacun de nous de réagir, de faire attention à ce qu'il jette et à comment il le jette. Il est temps de participer à l'effort de propreté sans attendre que ce soit toujours l'autre qui le fasse.