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Partageons ici la confidence d’un Kerkennien pour son archipel tant aimĂ©.

Belles Iles de Méditerranée

Je me souviens de ce temps oĂč les grandes dames prenaient leur panier pour ramasser les dĂ©chets et remplir des poubelles.
Elles Ă©taient belles ces dames kerkenniennes…
Je me souviens de ces cĂŽtes et de ces palmiers magnifiques aux crĂȘtes aĂ©riennes.
Je me souviens de ces sebkhas, joyaux des plateaux qui font la beautĂ© de l’archipel.
Sans un sac, sans carcasse métallique, sans gravas déposés.
Je me souviens de ces bords de plage sans risque de se blesser aux pieds
Hormis les rochers et les coquillages par le courant, bercés.

Promenez-vous aujourd’hui sur Kerkennah et savourez…

Le long de ses plages et sebkhas
Devenues de sauvages déchetteries.
Parmi les bidons plastiques et autres cochonneries,
Boites de conserves coupées, planches de bois et clous rouillés, sacs poubelle jetés
Parmi les cadavres de tortues et palmiers presque centenaires brĂ»lĂ©s, coupĂ©s, jetĂ©s…
Je me souviens de Kerkennah,
Du respect, du vivre ensemble, de la tolérance, et de ton hospitalité.

A propos de l'auteur...

Mehdi Kachouri

Fondateur du site, Kerkenniens dans l’ñme et passionnĂ© des iles de Kerkennah. Sans trop de chichi ni de paillettes, j’ai ouvert cet espace car depuis son origine, je souhaite pointer les beautĂ©s mais aussi les dĂ©sastres de Kerkennah. Je vous invite Ă  me suivre dans mes Ă©changes si vous le souhaitez.

Comments

  1. Mounir ZALILA    

    Je me souviens Ă©galement que sitĂŽt la fin des classes arrivĂ©e, une des barques disponibles Ă  Chott El Kreknah Ă©tait chargĂ©e de provisions et nous avec, direction Ouled Yaneg. On savait alors quant on partait avec l’incertitude du temps nĂ©cessaire que mettrait la traversĂ©e/ 3 heures, 10 heures? Le vent seul pouvait dĂ©cider. Mais que c’Ă©tait agrĂ©able. Une fois par calme plat, sans vent aucun, nous avions pris,un bain en plein “HaĂŻ” et puis que c’Ă©tait amusant de voir ces dauphins venir nous saluer.
    ArrivĂ© au village de Ouled Yaneg, toute la famille nous attendait alors sur le rivage. Parfois une barque sortait pour aller Ă  notre rencontre. Je n’ai jamais su comment il Ă©tait possible de reconnaĂźtre une barque pointant Ă  l’horizon: “Tiens je vois la barque d’untel qui arrive” venait annoncer un proche Ă  la famille et tous sortaient.
    Je me rappelle alors cet accueil des plus chaleureux des membres de la famille qui rĂ©sidaient ‘Ă  plein temps’ dans l’Île et de ces embrassades qui n’en finissaient pas.
    Je me souviens de ces boissons de bienvenue que l’on nous servaient; du cafĂ© au lait “NestlĂ©” moitiĂ© lait moitiĂ© cafĂ© ou ces verres d’orgeat dont on ne savait s’il n’y avait pas plus d’orgeat que d’eau tellement c’Ă©tait sucrĂ©. C’Ă©tait la maniĂšre d’exprimer sa gĂ©nĂ©rositĂ©.
    A cette Ă©poque, je me souviens, nous n’avions ni eau courante ni lumiĂšre, ni radio, ni route, ni hĂŽtel ni touriste, ni vol, ni haut parleur Ă  l’heure de la priĂšre. Le transport rapide c’Ă©tait le vĂ©lo, le mulet, la charrette et la barque Ă  voile!
    Le temps semblait s’ĂȘtre arrĂȘtĂ© tellement il Ă©tait doux.
    Nous Ă©tions heureux, libres et insouciants.

    1. Mehdi Kachouri    

      Mounir, merci pour ce superbe tĂ©moignage… Un saut dans le passĂ© qui fait du bien et nous transporte dans ton enfance douce et heureuse… Nous sommes nombreux Ă  avoir eu la chance de connaitre…

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